Alimentation

 

L’obésité et le surpoids concernent respectivement 3,5 % et 4,5 % des enfants, le double par rapport à une dizaine d’année, même si ce chiffre semble se stabiliser. Pour aider les professionnels concernés dans leur pratique de dépistage et en complémentarité avec la recommandation professionnelle de la HAS sur la prise en charge, l’Inpes édite plusieurs documents.

La prévalence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents a fortement augmenté entre les années 1980 et 2000 en France comme dans la majorité des pays industrialisés (Afssa, 2008). Ainsi, en 2006, 18 % des enfants âgés de 3 à 17 ans (16 % des garçons et 19 % des filles) sont en surpoids ou obèses, dont 3 % des garçons et 4 % des filles classés comme obèses (InVS, 2006). Cependant, une stabilisation de cette prévalence a été récemment observée chez les enfants de 5-6 ans entre 2000 et 2005 (Drees, 2010). Les données traduisent aussi de fortes inégalités sociales et une plus forte prévalence de l’obésité dans les familles modestes. 
L’obésité est multifactorielle : son développement repose sur des facteurs biologiques, comportementaux et environnementaux (offres alimentaire et en activité physique, marketing alimentaire, etc.). On considère aujourd’hui que c’est plus l’interaction entre ces facteurs et non un seul d’entre eux, qui va entraîner l’apparition de l’obésité.

Une prévention pertinente

Les recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de santé réactualisées en 2011 rappellent ainsi aux professionnels l'importance d'un suivi de l'IMC et de la courbe de poids chez l'enfant et l'adolescent. La HAS souligne qu’il n'y a aucun argument pour inciter un patient en simple surpoids stable et sans comorbidité associée à perdre du poids, mais qu’il est important de prévenir une prise de poids supplémentaire. En revanche, en cas de comorbidité associée, l'objectif est de perdre du poids et/ou de réduire le tour de taille. Mais, comme pour les patients présentant une obésité, l'objectif d’amaigrissement doit rester raisonnable et être progressif. La HAS insiste aussi sur la lutte contre la sédentarité d’où une analyse des activités quotidiennes et des capacités physiques (évaluation du risque cardiovasculaire global) des patients en surpoids ou obèse afin de les encourager à bouger, même sans objectif d’amaigrissement. Elle recommande aussi une prise en charge incluant une démarche d’éducation thérapeutique du patient et un suivi régulier et prolongé. L’objectif est là encore le plus souvent, une stabilisation du poids. 
En conformité et complémentarité avec ces recommandations de la HAS, l’Inpes a publié un nouveau numéro de sa collection « Repères pour votre pratique » destinée aux médecins généralistes : Surpoids de l’enfant : le dépister et en parler précocement. Ce document propose des pistes pour repérer le surpoids et l’annoncer, en évitant tout discours culpabilisant ou stigmatisant. Il souligne la nécessité de calculer plusieurs fois par an l’IMC des jeunes et de suivre leur courbe de corpulence. En cas de surpoids ou d’obésité avérés, il rappelle l’importance du dialogue avec l’enfant et sa famille pour un accompagnement médical efficace, basé sur la confiance. Il s’agit notamment, pour le praticien, de prendre en compte les facteurs environnementaux, sociaux, économiques et culturels (rythme de sommeil, temps passé devant la télévision, habitudes alimentaires, etc.). Le document rappelle que la prise en charge d’un enfant en surpoids s’inscrit dans la durée. Elle implique, pour toute la famille, des changements durables des habitudes de vie. Enfin, elle nécessite parfois l’intervention d’autres professionnels (diététiciens, psychologues, éducateurs en activité physique adaptée, etc.), sous la coordination du médecin traitant.
Cette publication va de pair avec la réactualisation du kit Utiliser le disque d'indice de masse corporelle en pratique clinique. Ce dernier comprend la brochure Évaluer et suivre la corpulence des enfants, le dépliant Le disque de calcul de l'indice de masse corporelle chez l'adulte, les courbes de corpulence des jeunes de 0 à 18 ans, ainsi que deux disques de mesure de l’IMC, l’un pour les adultes, l’autre pour les enfants.

L’Inpes a aussi publié un dépliant qui synthétise les recommandations du Plan national nutrition-santé pour les enfants et les adolescents. Il pourra servir de support de discussion avec les jeunes et leurs familles, pour les aider à tendre au quotidien vers les repères d’activité physique et d’alimentation préconisés par (PNNS). Son contenu, qui traite d’'alimentation et d'activité physique pour cette tranche d’âge et rappelle comment organiser les repas dans la journée, est extrait du site de référence www.mangerbouger.fr et du Guide nutrition des enfants et des ados pour tous les parents. Un plan de diffusion associant ces trois publications est lancé courant janvier 2012. 
Par ailleurs, une version de ce même Guide nutrition des enfants et des ados à destination des professionnels de santé leur rappelle le fondement scientifique des objectifs du PNNS et leur application à la nutrition pédiatrique. 
Le rôle de l’alimentation précoce est aussi déterminant et des études (Inserm, épidémiologie nutritionnelle) semblent montrer que la stabilisation de l’obésité de l’enfant en France (de 18,1 % en 2000 à 15,8 % en 2011) pourrait aussi être due à l’augmentation de l’allaitement maternel, une pratique encouragée par l’Inpes.

Pour en savoir plus 

Source : INPES

Par CODES 11 - Ecrire un commentaire
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 10:25

 

 

Chaque année, la Semaine mondiale de l'allaitement maternel est l'occasion pour différentes organisations de soutenir, d'encourager et de protéger l'allaitement maternel. Cette initiative vient de la WABA (World Alliance for Breastfeeding Action - Alliance mondiale pour l'allaitement maternel), un réseau créé en 1991 avec le soutien de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance). Son but est de donner plus de visibilité à l'allaitement, qui constitue aujourd'hui une préoccupation internationale de santé publique et serait un moyen pour lutter contre certaines inégalités sociales de santé.


L’allaitement maternel est le mode d’alimentation du nourrisson recommandé par les experts en nutrition et en pédiatrie. Parmi ses avantages, on relève :

- une composition évolutive du lait, adaptée aux besoins de l’enfant ;

  - un coût économique nul ;

  - des bénéfices pour la santé de la mère : diminution du risque d’infections du post-partum, réduction plus rapide du volume de l’utérus, perte de poids plus rapide, effet protecteur contre le cancer du sein et de l’ovaire ;

- des bénéfices pour la santé de l’enfant : diminution de l’incidence et de la gravité des infections digestives, ORL et respiratoires, rôle probable dans la prévention de l’obésité de l’enfant et de l’adolescent.

En France, 75 % des femmes déclarent vouloir allaiter mais elles sont bien moins nombreuses à se « lancer dans l’aventure ». De plus, la durée de l’allaitement est en général très courte. Cet arrêt précoce de l’allaitement est le plus souvent lié au manque de confiance en elles, de connaissance, d’information et de soutien. Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé et la Haute Autorité de santé recommandent un allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de l’enfant et une diversification alimentaire avec la poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à deux ans ou plus.

Pour aider ces femmes et leur expliquer les bénéfices de ce mode d’alimentation pour leur enfant, l’Inpes a publié il y a deux ans (à l’occasion de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel 2009)un guide d’aide à la pratique de l’allaitement. Il contient des informations simples et illustrées, des réponses aux questions les plus fréquentes, des conseils et des informations pratiques, des ressources et des adresses utiles pour un accompagnement dans la poursuite de l’allaitement maternel au jour le jour.

Allaitement et inégalités sociales de santé

En France en 2003, la prévalence de l’allaitement était de 62,5 % à la naissance et de 5 % à 4 mois. Les principaux pays développés présentent des taux plus élevés, entre 71,4 % et 97,3 % à la naissance, 25 % à 71,2 % à 6 mois. Les facteurs de vulnérabilité socio-économiques et culturels sont des facteurs de risque importants d’allaitement artificiel : 80 % d'allaitement chez les cadres versus 46 % seulement chez les ouvrières qualifiées. Les taux d’allaitement français sont donc socialement différenciés (suivant l’appartenance à un milieu favorisé ou non et l’activité professionnelle de la mère) et parmi les plus bas des pays développés. Diverses études confirment l'influence du statut social sur l'allaitement dont une menée par l’Inpes. Cette dernière a montré que les mères socio-économiquement les plus favorisées sont les plus nombreuses à déclarer avoir allaité leur enfant et à s'être emparées de possibilités de soutien à l'allaitement. Aussi, promouvoir l'allaitement par des actions d'information doit-il prendre en compte les inégalités sociales de santé par exemple via la mise en place de soutien de proximité au profit des populations défavorisées. Ce soutien peut notamment prendre la forme de réseaux d'accompagnantes à l'allaitement (mères volontaires et formées habitant le même quartier). Les disparités socioprofessionnelles apparaissent moins fortes dans les autres pays développés et les moyens d’interventions restent peu étudiés dans les populations à risque dans notre pays. Témoins privilégiés de ces inégalités, les médecins généralistes pourraient s’intégrer dans une réflexion nationale à ce sujet.

Pour en savoir plus/Parents :

Pour en savoir plus/Professionnels :

 

Source : INPES

Par CODES 11 - Ecrire un commentaire
Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 13:55

 

etude-nutrinet2011

 

 

Dites-nous comment vous mangez... Et nous ferons progresser la recherche !

La Ville de Narbonne s’associe à l’étude NutriNet-Santé lancée par le Ministère de la Santé pour la recherche médicale dans le domaine de la Nutrition.

Il s’agit d’une étude dite de cohorte (c’est-à-dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population (500 000 participants : les Nutrinautes) suivie pendant une période d’au moins 5 ans pour étudier les relations nutrition-santé.

Pour rejoindre la communauté des volontaires Nutrinautes :

www.etude-nutrinet-sante.fr


Par CODES 11 - Ecrire un commentaire
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 08:00

Le 20 juillet, ont été publiés conjointement, sur le site du Ministère, le nouveau Programme national nutrition santé (PNNS 2011-2015) et le premier Plan obésité (PO). Le nouveau Programme national nutrition santé fait suite à celui initié en 2001 et poursuivi en 2006, qui a constitué un cadre de référence propice à la mobilisation et à la mise en œuvre de nombreuses actions. Ce nouveau plan déploie une vingtaine de mesures autour de cinq axes stratégiques : réduire les inégalités sociales de santé par des actions spécifiques, développer l’activité physique et sportive, organiser le dépistage et la prise en charge de la dénutrition, valoriser les PNNS comme référence. Le PNNS s'oriente enfin vers le développement de la formation, de la surveillance, de l’évaluation et de la recherche.    


La Plan obésité, qui complète et s’articule au PNNS, est initié conformément aux engagements du Président de la République, afin d’enrayer la progression de cette maladie dans notre pays. Ce plan s’articule autour de quatre axes majeurs : le développement d’une offre de soins organisée et d’un dépistage amélioré, la mise en œuvre d’actions de prévention, la lutte contre la vulnérabilité et la discrimination des personnes obèses, le développement de recherches transdisciplinaires sur ce problème de santé. 

 

Télécharger les documents :

 

- Le plan obésité 2010-2013

 

- Le PNNS 2011-2015

Par Elodie - Ecrire un commentaire
Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 08:57

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) réaffirme, suite au rapport d'expertise sur l'évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement du 25 novembre 2010, "que la pratique de régimes à visée amaigrissante n'est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un professionnel de santé".

 

« Les régimes pour maigrir ne sont pas sans risque » 

C’est ce que note Le Figaro, qui rend compte de l'avis. L’organisme remarque que la recherche de la perte de poids « sans indication médicale formelle comporte des risques cliniques, biologiques, comportementaux ou psychologiques ».

Le quotidien rappelle que « les régimes alimentaires peuvent être multiples, sans sucres, sans graisse, ou sans l’un et l’autre, riche en protéines, ou encore globalement restrictif », puis indique que l’Anses « a examiné 15 types de régimes différents ».

« Elle a pu ainsi mettre en évidence que l’apport en protéines est supérieur à l’apport nutritionnel conseillé dans plus de 80% de ces régimes. Le besoin moyen en calcium n’est pas couvert pour 23% d’entre eux. Pour plus de 50%, les apports en sodium sont supérieurs aux limites recommandées par l’OMS », constate Le Figaro.

Le journal ajoute que « 3 régimes sur 4 conduisent à des apports en fibres insuffisants » et observe que « pour les experts de l’Anses, les risques ne sont pas négligeables lorsque ces régimes font appel à des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées ».

Le Figaro explique que « les risques sont d’ordre somatique, perte musculaire et osseuse, inflammation hépatique, insuffisance rénale, notamment avec le régime protéique…, mais concernent aussi des modifications profondes du métabolisme énergétique ».

« Selon le Pr Irène Margaritis, chef de l’unité d’évaluation des risques nutritionnels, cela entraîne une «mise en économie» de l’organisme, qui diminue ses dépenses et fabrique de la graisse quand il y a reprise de poids », précise le quotidien.

Le journal note enfin que « les perturbations peuvent être aussi d’ordre psychologique ». L’Anses indique ainsi que « la dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences fréquentes des échecs à répétition des régimes amaigrissants » et « insiste sur la nécessité d’une «prise en charge spécialisée adaptée» ».

 

Retrouvez l'avis de l'ANSES en cliquant ici

Par CODES 11 - Ecrire un commentaire
Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:11

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