Jeudi 10 novembre 2011
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Ces dernières années, les méthodes contraceptives se sont beaucoup diversifiées. Outre la pilule, le
préservatif et le DIU (dispositif intra-utérin), les femmes peuvent aussi recourir à l’implant, au patch ou encore à l’anneau contraceptif. Malgré cette diversité, en France, la majorité des
femmes utilisent la pilule (55,5 % en 2010). Or, nombre d’entre elles rencontrent des difficultés à prendre au quotidien leurs comprimés, ce qui a parfois pour conséquence une grossesse non
désirée. L’Inpes lance du 28 octobre au 4 décembre 2011 une nouvelle campagne en direction des femmes de 20 à 35 ans sous contraceptif oral. Elle interroge l’adéquation de leur contraception avec
leur situation personnelle et rappelle qu’en cas d’oublis fréquents, d’autres modes de contraception peuvent être envisagés. Cette action a pour objectif de participer à la réduction du nombre de
grossesses non désirées dues à une mauvaise utilisation de la pilule chez les femmes de moins de 35 ans.
La France se trouve dans une situation paradoxale : en dépit d’une diffusion et utilisation massive de méthodes de
contraception médicales efficaces, le taux de grossesses non désirées reste élevé. Ainsi, environ un tiers des grossesses intervient alors qu’elles n’étaient pas prévues. D’après
le Baromètre santé 2010, 90,2 % des femmes sexuellement actives au cours des douze derniers mois, non stériles, ayant un partenaire homme, non enceintes et ne cherchant pas à
avoir un enfant utilisent une méthode de contraception.
La pilule est de loin le contraceptif le plus utilisé par les femmes en France. En 2010, 70,8 % des femmes de moins
de 35 ans qui déclarent « faire quelque chose pour éviter une grossesse » utilisent la pilule. Tout âge confondu, le dispositif intra utérin (DIU, anciennement stérilet) est le second
moyen de contraception le plus utilisé (26 %) mais il concerne, en premier lieu, les femmes plus âgées.
Ce schéma de prescription (pilule puis DIU) répond majoritairement à une logique d’efficacité théorique maximale de la
contraception, reléguant souvent au second plan les trajectoires de vie, attentes et motivations des femmes alors même que la satisfaction et l’adéquation du mode de contraception à son
utilisatrice en facilite l’observance. Le problème n’est donc pas tant celui de la disponibilité de méthodes contraceptives efficaces que celle des difficultés que les femmes rencontrent dans la
gestion quotidienne de leur contraception orale. La pilule pose en effet des difficultés d’utilisation (oublis fréquents). Chez les femmes de 20-24 ans, 42,3 % des
recours à la contraception d’urgence sont consécutifs à un oubli de la pilule (Baromètre Santé 2005). En 2000, 1/5 des grossesses non désirées (20,9 %) a eu lieu chez une femme qui
prenait la pilule (Enquête Cocon).
Une campagne à destination des femmes et des professionnels de santé
Sur la totalité des femmes concernées par la contraception, 57 % prennent la pilule, 23 % le stérilet,
11 % le préservatif, 2 % d'autres méthodes, 2 % ont eu recours à la stérilisation tubaire, 1 % l'implant, le patch et l'anneau, 5 % n'ont pas de contraception. La pilule
est donc le contraceptif majoritaire. Or, c'est également un contraceptif qui pose de gros problème d'observance : 66 % des femmes sous pilule l'oublie au moins une fois par an (et 21 %
au moins une fois par mois). Ceci fait de la pilule la deuxième cause d'IVG après l'absence de contraception et les méthodes naturelles.
Une campagne à destination des femmes et des professionnels de santé
Un spot, diffusé du 28 octobre au 20 novembre à la télévision, du 2 au 29 novembre au cinéma et du 28
octobre au 18 novembre sur Internet est au cœur du dispositif de communication.
Volontairement humoristique et décalé, le film évoque la difficulté de prendre au quotidien un contraceptif, sans
culpabiliser les femmes. Il propose une solution concrète en cas d’oublis fréquents : le changement de mode de contraception et renvoie sur www.choisirsacontraception.fr pour en savoir plus.
Une carte « Que faire en cas d’oubli
de pilule ? » est diffusée auprès des professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues, sages-femmes et pharmaciens). Elle décrit la conduite
à tenir en cas d’oubli. Les professionnels pourront la remettre lors de la prescription ou de la délivrance de la pilule en précisant le nom de la pilule utilisée, le cas échéant, le nombre de
comprimés placebos, et le délai au-delà duquel il existe un risque de grossesse. Son format carte de crédit en fait un aide-mémoire facile à conserver avec soi pour les femmes.
Une annonce presse (annonce 1 pdf, 218
Ko - annonce 2, pdf 220 Ko) est diffusée dans les magazines féminins, les « people » et les
gratuits. Elle rappelle que lorsque l’on oublie régulièrement sa pilule, on a toujours la possibilité de
changer de moyen de contraception.

Une affiche « À chacun sa
contraception » insiste sur la diversité des méthodes disponibles et la possibilité d’en parler avec un professionnel de santé afin de trouver celle qui
convient. Tirée à 130 000 exemplaires, elle est envoyée aux différents lieux de consultation contraception (médecins généralistes, gynécologues, pédiatres, sages-femmes, pharmaciens, maternité,
centre de protection maternelle et infantile, les centres de planification ou d'éducation familiale, etc.). (Version DOM)
Les professionnels de santé sont les principaux interlocuteurs des femmes pour les questions de contraception. Afin de
les aider à aborder la question de l’observance dans le cadre de leur consultation de suivi, et à guider les femmes vers un choix qui leur convient (à leur vie affective et sexuelle mais aussi
médicalement), l’Inpes diffuse un nouveau document « La contraception : comment mieux la personnaliser ? » (pdf, 140
Ko)Chiffres clés sur la contraception, repères pour la consultation, ressources disponibles : toutes ces informations pratiques sont évoquées dans un document synthétique d’une
page. Issu d’une nouvelle collection intitulée « Les essentiels de l’Inpes », ce document sera diffusé aux médecins généralistes, gynécologues, pédiatres, sages-femmes,
mais aussi aux facultés de médecine, aux hôpitaux, aux centres d’examens de santé… Il est également publié sous la forme d’un publi-rédactionnel dans la presse médicale depuis le 11
octobre.
Pour en savoir plus et commander les documents d'information et de
prévention
documentation@codes11.fr
Source : INPES